MLD ⼺23

6.00 EUR

MLD

Charles l'ardent

Réédition du texte Charles ardent mais dans sa version originale.

« Ta queue en main comme les doigts dans la boue. Ce sera notre empire. Je te l’avais dit. Je suis incapable de nudité, et mes habits sont mes fardeaux. Tu me couvres d’injures, le matin je me tourne vers toi, et je me regarde. Je ne crains pas la mélancolie qui m’assiège de toutes parts. Tes mains sont comme un arbre planté près d’un courant d’eau. Qui donne son fruit en sa saison. Je ne crains ni le foutre de la nuit, ni ta queue qui bat mon cul le jour. Quand je contemple ton jus, ouvrage de mes mains, je n’oublie pas tes cris. « Chienne ! chienne ! » Ton foutre est blanc cassé et il s’évapore. Laisse-moi pisser, ne me distrais pas. Tu ne m’entends pas. Sur ta queue salée, sur ma joue mouillée, dans mon cul trempé. Le foutre coule. J’ai prié pour mes vertus. Je porte en moi des sentiments démodés. Tu en ris. Je regarde le foutre venir et s’en aller, s’en aller. Sucer des heures et des heures, attendre que gonfle une veine. Quand je te serrais fort. Je mange des restes d’animaux. Je suce mains nues pour te retenir. Je suis sale. En dedans, en dehors. J’ai bu ton foutre blanc comme de la craie. Tu me jettes des pierres. Il m’a fallu plus d’une queue pour être rassurée/j’ai dû avaler le foutre avant d’être consolée/j’ai touché bien des bourses avant d’être apaisée/je suce par cœur ceux que je branle avec cœur/je peux seulement t’écrire qu’ils se souviennent de mes yeux lorsque je lèche droit devant. Il faut une vie entière pour, au mieux, faire semblant. À bras le corps. Je ferai tomber du ciel, une pluie de foutre. J’ai suspendu mon geste. Je regarde ta queue comme toute queue en rêve. Ma langue suce plus vite que moi. »

+ Dimensions 15 X 21cm
+ Support papier bouffant
+ 2 feuilles pliées l'une dans l'autre